salemNahuel apprend l’année de ses 13 ans que son père décédé était une sorte de Robin des bois, un monte-en-l’air qui dérobait des objets précieux, des œuvres d’art pour les restituer à leurs propriétaires ou les revendre afin de verser l’argent à des fondations caritatives. Il est le fils du Tigre Blanc. Et c’est pour cette raison qu’il se retrouve au début du roman ligoté sur une chaise avec un sac en papier sur la tête. Comment en est-il arrivé là ?

Dès que Nahuel réussit à soutirer des informations à sa tante concernant le mystère qui entoure la vie de son père, le jeune garçon entreprend des recherches. En visionnant des photos de l’époque où son père Leon Blanco officiait, il reconnaît le nouveau petit ami de sa mère, Ivàn. L’arrivée d’un couple, en fait deux anciens associés de Leon, emménageant dans le même quartier plonge Nahuel dans une enquête visant à démasquer toutes ces personnes et le complot dont il se sent la victime. Voilà un bon petit roman plein de suspense et surtout de rebondissements où le jeune lecteur découvre également le trafic d'oeuvres d'art ou d'objets patrimoniaux, les questions liées à la restitution aux pays d'origine de pièces détenues par les musées occidentaux. Le final apporte son lot de révélations. C’est assez drôle car aucun des soupçons de Nahuel ne se confirment, les apparences étant toujours fausses dans ces romans à supense. La fin annonce une suite puisque le jeune garçon découvre dans le camion de pompier, offert par son père quand il était petit, le diamant tant convoité à l’origine de toute cette aventure.

Et cette suite est déjà parue, voici la présentation alléchante qu'en fait l'éditeur sur la quatrième de couverture :

 

maledictionTigreBlanc


« Nahuel a trouvé caché dans sa chambre un diamant splendide. En menant son enquête, il découvre qu'avant d'être dérobé par son père dans un musée, le diamant Koor-al-Noor appartenait au Botsuwi, pays d'Afrique divisé depuis des siècles entre deux ethnies, les Botsus et les Suwis. Ce précieux objet, symbole du pouvoir, est victime d'une mystérieuse malédiction : dérobé à ses légitimes propriétaires par un marin anglais au XVIIe siècle, il porte depuis systématiquement malheur à tous ceux qui se trouvent en sa possession... Nahuel semble ne pas y échapper, victime à son tour d'accidents étranges. Jusqu'au jour où il comprend que les Botsus et les Suwis sont à ses trousses, prêts à tout pour récupérer la pierre précieuse. Enlevé et séquestré par les Botsus, la situation semble mal engagée pour Nahuel lorsque la mystérieuse ombre, qui veillait sur lui lors de ses précédentes aventures, vient à nouveau le tirer d'affaire. L'affaire du diamant Koor-al-Noor semble résolue, mais le doute plane toujours sur l'existence du Tigre blanc... »

Le fils du Tigre blanc (El Hijo del Tigre blanco), Carlos Salem, traduit de l’espagnol par Judith Vernant, Actes sud junior, 2013. La malédiction du Tigre blanc, (La maldicion del tigre blanco), Carlos Salem, traduit de l’espagnol par Judith Vernant, Actes sud junior, 2014.

(ill. de couv. copyright Actes Sud junior)